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(( knight )) | Nallie

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Billie Solheim
- ô capitaine, mon capitaine -
Billie Solheim
⊱ Messages : 702
(( knight )) | Nallie Vide
(( knight )) | Nallie
Lun 6 Jan - 15:22


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adoubons notre cœur ;
@Nahei Wood & Billie


— T’essayes tant bien que mal de te fondre dans la masse petite abeille, mais ta maladresse font que le spot-light se retourne toujours sur toi. Tu provoques l’hilarité, la moquerie, alors que toi tes joues rougissent et que la honte embrasse ton âme. T’aimerais parfois pouvoir raser les murs, éviter de créer des quiproquos rocambolesques, mais c’était plus fort que toi. Une force supérieure qui te rendait gauche et maladroite. Aujourd’hui pourtant, t’aurais tout fait pour ne pas attirer la lumière à toi, parce que tu rêvais d’une journée sans accro. Sans chaos. Alors tu t’étais éveillée doucement, tu as pris des précautions pour te doucher et t’habiller, et t’as franchit les portes de ton immeuble, espérant de tout cœur que ton petit déjeuner se passerait sans accrochage. Dans la rue, tu te fondais dans la masse, et attirée par l’odeur du sucre – petite abeille que tu es – tu passais les portes du coffee shop pour te remplir l’estomac. C’était ton seul jour de repos de la semaine, et tu comptais bien en profiter. Tes yeux se mirent à briller sous les viennoiseries, les cakes et autres pâtisseries, et comme à ton habitude, tu pris un florilège de mets à faire blanchir le serveur au comptoir. Surmonté d’un café latte. Ton sachet très imposant en main, tu pris ton petit plateau contenant ton café, et malgré toute ta délicatesse, t’as pas pu t’empêcher. D’éviter cet homme. Et de voir ton café s’envoler au sol, sans retour possible. T’as les yeux embués petite bee, parce que c’est plus fort que toi. Tu redresses ton regard vers ton interlocuteur et tu te confonds en excuse, encore.

« - J’suis terriblement désolée, j’suis maladroite, c’est presque mon deuxième prénom. Vraiment c’était pas voulu. »

Tu lui souris, puis en voulant ramasser tes dégâts, tu glissais sur la flaque. In extrémiste, tu te raccrochais à lui, et tu riais doucement.

« - J’vous assures, ma vie est un sketch infini. »

Et c’était presque désolant, parce que t’étais seule face à ta maladresse chaque jour de ta vie, sans personne pour te protéger.
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( crawling back to you )
les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. (le petit prince ; st exupéry)


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(( knight )) | Nallie Vide
Re: (( knight )) | Nallie
Lun 6 Jan - 21:20


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adoubons notre cœur ;
@Nahei Wood & Billie


Les suçons qui ne disparaissent pas aussi rapidement que tu l'aurais aimé, palette de couleurs sur l'épiderme qui te donne ce sentiment aigre-doux dans la gorge. C'est pas que t'aimerais oublier, c'est juste que ça fait trop longtemps que t'avais pas vécu ça, que t'avais pas ressenti ce petit pique dans le bas du dos, cette sensation d'en avoir trop fait et en même temps assez. Goût de manque sur les lèvres quand tu quittes l'espace qui n'est même pas ton appartement, tu te demandes vraiment combien de temps, tu vas délaisser cet espace pour lequel tu payes quand même une certaine somme. La veste que t'as sur les épaules quand tes pas te guident jusqu'au café, pas comme si t'aimais cette ambiance, pas comme si t'aimais l'odeur, t'aimais juste les souvenirs même peu nombreux que t'avais de cette devanture agréable à l’œil. La queue qui se fait rapide, les gens qui rient, les regards que tu lances, la commande trop étrange et les gens qui te jugent, cycle infini qui te donnerais presque parfois les larmes aux yeux et les lèvres bleues.

T'observes la jeune femme après toi, petite, un air de fée presque et ça à le don de te faire sourire, ce que tu comprends pas c'est quand son breuvage explose au sol, à tes pieds parce qu'elle t'as pas vu, parce qu'elle a cogner contre toi. « - J’suis terriblement désolée, j’suis maladroite, c’est presque mon deuxième prénom. Vraiment c’était pas voulu. » T'as un sourire, trop doux, trop affectueux presque. « Vous inquiétez pas c'est... » Pas le temps de finir, seconde catastrophe, jeune femme qui glisse et qui se rattrape à toi, ta main qui se glisse dans son dos et qui redresse la malheureuse, elle avait eut un bon réflexe et t'as pas su retenir le rire qui se glissait en dehors de tes lèvres. « - J’vous assures, ma vie est un sketch infini. » Sourire encore quand tu la guides vers la place où t'avais décidé de t'asseoir. « Vous inquiétez pas, y a des jours comme ça. » Sourire avant de te diriger vers le serveur pour expliquer la situation avant de revenir auprès de la jeune femme. « Il va vous en offrir un autre, cadeau de la maison. » Enfin, cadeau de toi à elle surtout, chocolat chaud que tu déposes avant que le serveur lui rapporte un autre café. « J'aurais presque pu croire à une tentative de drague. » Tu ris, vraiment. « C'est une blague, vous vous êtes pas faite mal au moins ? » T'aurais pu rajouter la vanne typique sur l'ange tombé du ciel, mais elle t'évoquait pas vraiment un ange. « Si je devais écrire un roman qui parle de fée, je pense que vous seriez la description exacte, je trouve ça amusant. » Elle avait l'air douce, innocente, drôle, enfin, elle était drôle, ne serait-ce que de part cette chute et ce café renversé. « Je peux vous laisser si vous êtes pressée vous savez ? » T'as les doigts qui glissent sur les marques qui jonches ton cou, nuit agitée, peut-être que t'avais besoin d'un peu de calme et qu'elle pouvait t'en donner.
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Billie Solheim
- ô capitaine, mon capitaine -
Billie Solheim
⊱ Messages : 702
(( knight )) | Nallie Vide
Re: (( knight )) | Nallie
Mer 8 Jan - 0:25


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@Nahei Wood & Billie


— Petite chose insignifiante, t’as le cœur qui palpite dans ta poitrine, parce qu’encore une fois, c’est vers toi que tous les regards se retournent. Parce que tu sais pas faire autrement que de tout faire tomber, imploser à tes pieds – et ceux des autres – bombe à retardement que tu es. Ta maladresse un jour te fera défaut, et peut-être que tu perdras tout. Ton sourire, tes joues qui rougissent, et peut-être même l’homme de ta vie. Puis t’as percuté ce jeune homme, qui par son sourire avait su effacer la gène irradiant ton âme. Mais tu vis – dans cet instant fugace – ses traits fatigués. T’aurais aimé savoir la cause de cette fatigue, mais voilà que t’entrepris une quasi chute. Il t’avais excusé, et il t’avais presque sauvé du ridicule. T’avais sentit sa main sur ton dos, et sa force pour te maintenir sur tes deux pieds. Tu joignais ton rire au sien, et il te guidais avec précaution vers un endroit à l’abri des regards curieux, avec délicatesse. Tu sentais la douceur émanant de lui, presque d’l’affection, et tes joues prirent une teinte rosée, t’avais pas l’habitude de ça.

« - Si seulement c’était que des jours, dans mon cas, ça se résume en années. »

Et c’était vrai, parce que cette maladresse, tu l’avais depuis toute petite. Tes premiers pas fut chaotique, comme tous les sports pratiqués. Chutes à répétitions, fractures et entorses, ton corps couvert de cicatrices ne savait que trop ce que c’était. Le pire c’était dans tes relations, parce que t’avais toujours tendance à appuyer ou ça fait mal, sans réellement le vouloir, et le chaos dans ton cœur n’en était que plus grand. Ton preux chevalier s’enfuyait un instant, pour ensuite revenir avec une nouvelle qui ravissait ton âme. Tu te doutais que ça ne venait pas vraiment du serveur, mais plus de son âme charitable. Alors t’imposais ton regard au sien, et tu le remerciais sincèrement.

« - Merci à vous plutôt. »

Puis un rire franc franchissait tes lèvres pour répondre à ses mots.

« - ça aurait pu, en effet, mais niveau drague, j’ai bien peur d’être nulle à frôler le néant. J’maitrises plus le ridicule que la séduction. »

Il était poli, charmant, et t’aurais pu succomber petite abeille, mais comme d’habitude, tu t’enticherais du mauvais garçon, et les bleus au cœur, c’était le plus douloureux.

« - Ne vous en faites, j’suis faite d’acier blindé. »

Tu fis un petit signe de tête, agrémenter de ton plus beau sourire. Sa compagnie était charmante, tout comme ses mots. Il était prévenant, et surtout emplis d’humour, tout ce que t’aimais. Alors tu pouffais sous son imagination.

« - Appelez moi la fée maraboutée dans ce cas, parce que j’penses que j’suis maudite pour être aussi gauche. »

Un rire t’échappais encore, et tu lui désignais le siège face à toi pour qu’il s’installe.

« - Oh non restez ! Après ce que vous avez fait pour moi, c’est la moindre des choses. »

Et quand il te fis face, tu lui tendais un croissant pour le remercier dignement. Partager ton petit déjeuner était la plus belle preuve de gentillesse que tu pouvais lui faire. Toi la gourmande.

« -Ça me fais plaisir ! J’m’appelle Billie. »

Simple et efficace, petite abeille. Enfin tu pourras creuser ce qui lui a causé autant de fatigue. Parce que la curiosité était ta principale caractéristique.
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(( knight )) | Nallie Vide
Re: (( knight )) | Nallie
Ven 10 Jan - 22:57


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@Nahei Wood & Billie


Épiderme magma que t'essaies d'apaiser, de ne pas toucher. Chaleur jusque dans les draps, jusque sous cette veste trop grande, chaleur de l'angoisse d'un truc trop sérieux, angoisse d'un truc qui briserait encore une fois ta nuque. T'as le goût de l'interdit, du danger, il parlait trop l'autre, comme quoi t'étais trop beau, trop parfait et t'as la gorge qui s'est un peu serrée parce que t'avais entendu ça avant et que t'avais fini avec une constellation sur le corps. Confiance évanouie dans un ciel trop sombre, cœur qui s'enfonce comme dans une mer de ronces. Y a les épines qui rongent, qui blessent l’enveloppe trop fragile, alors t'as nagé jusque là pour être au sec, ne plus rien risqué et il a fallut qu'il arrive avec son air trop sur de lui, trop confiant et t'avais détesté ce gars directement, t'avais détesté ce que ça te faisait ressentir, ce que tu pouvais voir dans ses yeux, comme si t'étais une des merveilles du monde alors que t'étais juste toi, trop toi.

 Fée trop douce que tu conduis vers l'endroit où t'étais censé t'asseoir, y a le cœur qui observe, se demande, questionne presque l'autre et sa maladresse. « Si seulement, c’était que des jours, dans mon cas, ça se résume en années. » Le rire facile, sérotonine qui coule dans les veines, humeur trop joyeuse dont t'as trop peu l'habitude, fleuve appréciable de sentiments positifs. « Au moins vous avez de l'humour. » Voix doucereuse qui se glisse comme un trop-plein de sucre dans son café, trop doux, trop calme, loin le gars au regard froid qui disait juste qu'il avait pas envie de parler, ce matin t'étais d'humeur peut-être à discuter au-delà de l'angoisse lancinante qui te bouffait l'estomac. « - Merci à vous plutôt. » Pour le café, t'as le sourire qui s'efface un peu, tu voulais juste lui faire croire qu'y'avais encore de l'espoir dans ce monde que tu trouvais putride et sans intérêt. « C'est rien. » Le remerciement que tu sembles balayer d'un revers de la manche, comme si c'était beaucoup trop mal pour quelqu'un comme toi, alors que tu te considères comme de la pire espèce. 

De la drague, tu supposes, tu sais très bien que c'est pas le cas, t'as déjà rencontré des gens qui semblent avoir une dent contre le fait de marché droit. « Ça aurait pu, en effet, mais niveau drague, j’ai bien peur d’être nulle à frôler le néant. J’maîtrises plus le ridicule que la séduction. » Sourcil qui se lève alors que tu bois une gorgée de ton chocolat beaucoup trop sucré, le rire qui s'échappe quand même alors que t'as l'impression de souffler de la fumée, comment, c'est possible d'avoir froid sous dix-sept degrés ? « J'vous trouve pas ridicule. » Tu la trouvais passionnante plutôt, le mouvement de ses yeux, de ses lèvres, les gestes qu'elle faisait sans s'en rendre compte, tu trouvais ça émerveillant, t'aimais observer les êtres humains mais surtout ceux qui dégageaient ce quelque chose de fantastique, une fée, définitivement, elle semblait sortir tout droit d'un livre de conte et être perdue dans ce monde trop fou pour elle, trop grand. 

Tu demandes, si elle s'est faite mal, si elle va bien parce qu'elle a quand même l'air confuse. « Ne vous en faites pas, j’suis faite d’acier blindé. » Rire, autre gorgée, elle avait cet air léger, trop léger pour ne pas s'envoler, tu t'imaginais bien trop facilement les ailes qui seraient recourbées dans son dos. Alors tu parles, de fée, de ce qu'elle t'évoque, sans honte aucune parce que t'as cette âme torturée, celle d'un écrivain qui fait de son mieux, qui s'inspire et s'écorche en cherchant ses mots. Tu demandes, si elle est pressée, si tu devrais partir, t'as pas envie de la gêner ou de l’incommoder, t'as pas envie de passé pour un mec creepy, pas envie de la déranger trop. « Oh non restez ! Après ce que vous avez fait pour moi, c’est la moindre des choses. » Sourcil qui se lève et sourire qui couve ton visage, elle avait pas peur, semblait pas effrayée, semblait pas vouloir que tu partes, alors t'as ta chaise qui se rapproche de la table, le chocolat qui se porte encore à tes lèvres. « Ça me fais plaisir ! J’m’appelle Billie. » Sourire, le gobelet que tu reposes sur la table. « Nahei. Vous venez pas d'ici je me trompe ? » Tu connais pas l'accent léger que tu peux apercevoir, t'as pas l'oreille pour deviner, toi t'as les racines bien ancrées dans ce pays trop chaud.

 T'essaie d'amener ça doucement, tu voulais pas l'outrer, tu voulais pas qu'elle se sente pas à sa place, tu voulais juste discuter. Main qui glisse dans ton cou, caresse l'épiderme sensible et t'as une grimace parce que c'était pas douloureux mais plutôt étrange. « Vous seriez une bonne héroïne de roman. » T'avoues, jette comme ça, elle était belle Billie, comme une fée qui combattrait sa maladresse, qui monterait sur le trône qui lui était promis et qui instaurerait un règne de la douceur, c'est ce qu'elle évoquait, ce qu'elle te faisait ressentir. « Tu travailles dans quoi ? Pardon, j'me permets de te tutoyer si ça te va ? » Bizarre changement, tu voulais pas en rester à quelque chose de professionnel, d'impersonnel. 

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Billie Solheim
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Billie Solheim
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(( knight )) | Nallie Vide
Re: (( knight )) | Nallie
Mer 15 Jan - 13:39


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@Nahei Wood & Billie


—Esprit embué, comme le brouillard embrumant l’horizon, t’étais là mais pas tellement non plus. Là sans l’être, ici et là-bas. Ailleurs et au creux de ses bras. T’étais une femme du monde petite abeille, et si tu pouvais, tu ferais comme l’oiseau, tu t’envolerais au quatre vents, ignorant tout des convenances et des autres. Tu serais loin, bien loin du monde. Et tu l’étais, un peu à ta manière, toujours en décalage au monde qui tourne trop vite pour toi. T’aimerais tellement que le flot de la vie soit moins rapide, ça t’éviterait des chutes, toutes aussi douloureuse les unes que les autres. Mais ce sourire gravé sur le visage, sur ta peau, c’était comme une seconde nature. Dénaturé le terne, le raviver avec les couleurs de l’arc-en-ciel que tu connaissais par cœur. T’avais pas peur du ridicule, ni peur des autres, juste de toi-même, et de cette maladresse maladive. La peur de nuire, la peur de tout perdre. Alors tu lui fis un sourire à cet inconnu, d’une beauté presque irradiante. Chevalier servant à tes côtés. Et tu ne pus t’empêcher d’émettre un rire à ses mots.

« - Rire est le propre de l’être humain, non ? »

Tu voulais faire de ton rire, une arme absolue. Contre la stupidité, contre la vanité, contre la méchanceté. T’avais pas une once de mal en toi petite abeille, à ta défaveur parfois, parce qu’on se jouait souvent de toi. Mais tu savais ce que tu voulais dans ta vie, et surtout pas d’être entourée d’une tripotée de con. Souvent seule, mais jamais mal accompagnée. Toujours dans l’émotion et le don de soi, à chaque instant. Sourire sur tes divines, tu devinais en ton interlocuteur, le mal qui le rongeait, le mal dévorant, irradiant. Noir de ses prunelles désignant le plus sombre en lui. Pourtant la beauté de son visage contrastait avec le noir de son âme, ça le rendait plus beau, plus vrai. Alors, le rose de tes joues vinrent se teinter à ses compliments, ses vérités, et tu regardais ailleurs pour ne plus le regarder lui, et éteindre le feu de tes joues. Tu mettais tes mèches derrière tes oreilles, et tu pris une gorgée de ton café, en souriant à son prénom si doux.

« - Nahei. C’est beau. C’est édulcoré. J’aime beaucoup. »

Authentique, véridique. T’étais toi-même, et c’était bon signe petite abeille. Il te touchait, en ton endocarde, et c’était ce qui était le plus beau. Ton sourire s’agrandissait, parce qu’il était lui aussi capable de lire dans les âmes, de voir les différences des autres sans en faire un jugement. Tu hochais la tête pour souligner la vérité de ses mots.

« - En effet. J’suis Norvégienne. »

Oslo dans le sang, sa mythologie et ses paysages dans le cœur. C’était ton pays d’origine, mais tu savais pas tellement si tes racines étaient encrées là-bas ou ici, parce que t’avais rien qui te reliait à ce monde petite abeille. T’étais seule depuis ton premier souffle, et probablement jusqu’au dernier. Puis son authenticité te réfléchissait en pleine figure, agrémentant encore plus ton sourire déjà proéminent.

« - Ne serais-tu pas dans l’art ? Référence littéraire et esprit lunaire, en général c’est ce que possède les gens ayant un goût prononcé pour la culture sous toutes ces formes. »

C’était simple entre vous, facile, et c’était ce qui rendait le moment unique. Appréciable. Adorable. T’en appréciais chaque instant petite abeille.

« - Tu peux, j’viens de le faire. J’suis infirmière et toi ? »

Contraste étonnant entre ta maladresse et le cœur de ton métier. Mais quand t’étais là-bas, l’abeille n’existait plus, t’étais dans la ruche, et c’était comme si elle te quittait, cette maladresse maladive.
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(( knight )) | Nallie Vide
Re: (( knight )) | Nallie
Sam 18 Jan - 14:06
I CAN BE YOUR KNIGHT


T'avais la tête dans les étoiles et le cœur bien sur terre, l'angoisse, l'appréhension, la peur qui berçait tes nuits. On s'y fait, au fond, à avoir le cœur navire, à être celui qui chavire pour un oui ou pour un non. Comme un fils de l'océan, rituel du feu pour te faire un peu plus grandir, prendre conscience que le monde des vivants était juste un endroit où tu devais trouver ta place. Le futur, toujours une obsession, vivre bien, mieux, manger et voir c'que tu veux. Une grande maison, des enfants, quelqu'un qui serait avec toi, amoureux de toi. C'était d'la foutaise l'amour de ce que t'en avais vu, c'était deux âmes qui se déchiraient, se brisaient, les coups qui partaient et l'alcool qui coulait. L'Amour, c'était un truc, but pas atteignable, pour personne. Les couples heureux qui se brisaient, ceux malheureux qui duraient d'une façon trop inexplicable, on t'aurait presque culpabilisé de partir sans dire un mot, sans lâcher une explication, sans prévenir d'où t'allais. Le futur, c'est ce qui important, épreuves de la vie ayant pour but de construire une carapace blindée, pleine de gravier. T'as la peur de paraître trop lourd, dragueur, quand y a la fée devant toi, quand Billie parle, qu'elle se présente, explique, peur d'être de trop, de vouloir qu'elle aussi elle t'aime à tout prix.

C'était presque maladif, l'envie d'être apprécié, l'envie de faire sourire, de faire rire, c'était parce que t'avais cette peur dans l'creux du cœur, peur d'être seul, peur qu'on te déteste, que quelqu'un d'autre te déteste. « Rire est le propre de l’être humain, non ? » Haussement de sourcil, tu sais pas vraiment, t'as le regard qui se pose sur son visage, elle à cet air un peu trop naïf, innocent, elle a l'air d'avoir plein d'idées derrière la tête, de l'amour dans les yeux. Les compliments qui fusent, elle est belle Billie, comme une hirondelle, reine des fées possiblement ou même princesse qui s'ignore, tu savais pas comment, pourquoi, tu savais juste que pour toi c'était impossible qu'elle n'ait pas d'ailes dans le dos. « Nahei. C’est beau. C’est édulcoré. J’aime beaucoup. » La prononciation trop douce et t'as le rire qui fuse, fade, c'était fade, et ça te ressemblais. « C'est un prénom de fille, à la base. » Tu précises, continu la conversation, la main que tu glisses sur la cicatrice de ton visage, arnaque de perfection que t'étais. « En effet. J’suis Norvégienne. » La lumière dans les yeux qui s'allument, t'étais jamais allé dans un pays froid, t'étais toujours rester sur ton île à regarder les vagues et à te dire que t'aimerais voir des aurores boréales. « T'as déjà vu une aurore boréale ? » Gosse, impatient, veut tout savoir, tout apprendre. « Ne serais-tu pas dans l’art ? Référence littéraire et esprit lunaire, en général, c’est ce que possèdent les gens ayant un goût prononcé pour la culture sous toutes ces formes. » T'as un rire, toi, dans l'art, non, l'art de tout faire foiré, l'art de t'angoisser pour un imprévu mineur, l'art des mots qui ne s’enchaînaient pas, ne rimaient pas. « Pas vraiment. » Non, pas un artiste, toi, tu fabriquais ce qu'on t'ordonnait, toi, tu modifiais des données, créait une nouvelle entité, c'était pas ça être un artiste. « J'suis plutôt un type normal. » Qui se perd dans ses idées originales.

Tu demandes, son travail, elle avait une tête de dessinatrice, celle qui invente, met en pages des histoires pour enfant, pour faire sourire. « Tu peux, j’viens de le faire. J’suis infirmière et toi ? » Autorisation à la tutoyer, tu t'es perdu dans les formules de politesse avec maladresse. « Ingénieur en intelligence artificielle. » Rien de plus rien de moins, les yeux qui se baissent un peu et le chocolat qui se finit entre tes lèvres. «C'est pas aussi prestigieux qu'infirmière. »  L'Amour, c'était un truc, but pas atteignable, pour personne. « Tu aides des gens, ça correspond plutôt à ce que je pensais, tu travailles avec les enfants ? » Douceur sur son visage qui aidait, tu ne l'imaginais même pas crier, impossible, elle était trop douce Billie.
(c) DΛNDELION
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