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Smile as if no one hated at all - Nahei Wood

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Angus Irawaru
- petit amour -
Angus Irawaru
⊱ Messages : 79
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Smile as if no one hated at all - Nahei Wood
Ven 17 Jan - 22:34

Smile as if no one hated at all
They say I need to slow down, but I don't know how
Un an. Une année complète était passé. Angus avait maintenant vingt-six ans. Il est né le dix-huit septembre, seulement un jour d’intervalle avec lui. Cela faisait déjà quatre mois de son nouvel âge. Le temps filait, mais les jours se ressemblaient. Il passait la plupart de ses journées à travailler au restaurant pour le service du midi et du soir. Parfois il s’absentait un peu plus tôt pour aller jouer du piano ou de la guitare lors d’un mini concert organisé dans des bars – le plus souvent des soirées étudiantes. Rien de plus ennuyeux que ces soirées-là. En plus, ça lui rappelait beaucoup trop de souvenirs. Il préférait largement quand on l’appelait pour performer dans une jam, beaucoup plus de liberté et d’amusement. C’était un milieu plus mature aussi.
En ce vendredi, le petit restaurant avait exceptionnellement donné un jour de congé à Angus. La mère de famille trouvait qu’il était plus fatigué ces temps-ci. Alors, il avait trainé chez lui, à ne rien faire. Les heures avaient passé et il avait remarqué que son frigo était vide. Lui, qui mangeait toujours au petit restaurant ou bien, sur la route. En réalité, cela faisait plus de sept ans qu’il vivait seul et il n’était toujours pas foutu de remplir son frigo correctement. Le jeune homme soupira, s’exaspérant lui-même.
Sa solution ? Faire les courses. Oui, c’était bien ça. Alors, il sortit, pour aller dans un grand magasin. Il entrait, plein d’assurance, dans ce magasin. Trop de choix s’offrait à lui. Il était un peu perdu et perturbé. Pourquoi était-il venu ici ? Ah oui, parce que c’était l’endroit où il trouverait tout ce qu’il lui fallait pour le plat qu’il avait prévu de se faire ce soir. Et puis, aussi, les meilleurs alcools étaient disponibles ici.
Il était tranquillement en train de se promener dans les rayons, quand, tout d’un coup, sans qu’il s’y attende : Nahei Wood. Angus n’en revenait pas ses yeux. Il clignait plusieurs fois et se frottait les yeux pour être certain qu’il ne rêvait pas. Comment était-ce possible ? Lui, qui pensait, qu’il avait déménagé dans un pays lointain. Il savait qu’il était toujours en vie – merci Instagram – mais aucun indice sur le fait qu’il soit ici à Mawana.  
Il devait absolument aller lui parler. Angus, lâcha l’article qu’il avait en main pour le mettre dans son panier et s’avançait vers lui. Nahei semblait dans sa bulle. « Nahei » prononça-t-il fermement, mais pas trop fort. Il ne fallait pas alerter les autres clients.
code by bat'phanie



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( unstable )
come around, let me in, how can I talk you down from that ledge, unless you let me in? you heard when I called you, but you still lost your way, are you able to do just what you're told?


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Invité
- Invité -
Anonymous
Smile as if no one hated at all - Nahei Wood Vide
Re: Smile as if no one hated at all - Nahei Wood
Sam 18 Jan - 0:00
smile as if no one hated at all

« From the deepest desires often come the deadliest hate.  »
Mauvais appartement, encore une nuit, encore les bras autour de la taille pour qu'il croit qu'tu lui appartient, rien qu'une nuit encore. Seul, tu voulais juste pas rester seul, c'était la raison cette fois pour le message, le sourire quand il a toqué à ta porte avec sa vieille bécane pour aller vers la plage. Seul. Tu t'es toujours senti si seul. Même avec lui, l'autre, musicien maudit au piano mal accorder et aux notes fugaces. Seul alors que t'as les marques sur le corps de la nuit passée, des baisers, que t'as encore la chaleur qui est gardée précieusement par ton pull et la veste que tu refuses de rendre.

Projet d'avenir que tu sembles construire plus les choses avance, parce qu'il a l'air de vraiment te vouloir, pour autant t'as toujours dans la tête la douleur, la peur, l'angoisse d'être trahis de nouveau, blessé en ton être. Baiser quand tu pars, juste pour aller chercher quelques courses pour chez toi, pour chez lui, que t’allait revenir pas trop tard, que t'enverrais un message. Les pas qui guident, l'air frais qui entre dans les poumons, oxygène dans les veines bleutées, angoisse douce dans le ventre, peut-être l'espoir qu'il t’oublie, parce que putain t'es pas assez bien, parce que t'étais une bombe qui arrivait bientôt à la fin de son décompte, parce que t'avais encore les marques de la relation qui t'avais bousillé sur la gueule, parce que tu voulais juste oublier et avancer, t'avais pas besoin de quelque chose d'autre pour l'instant, jamais, tu devrais peut-être lui dire, prévenir, mais t'avais l'envie qu'il soit le bon cette fois.

Magasin, le panier que tu remplis, passe dans les allées comme un fantôme sans envie, sans mission. L'coeur qui se broie quand y a une voix que t'entends trop bien, quand elle se lève, dure voix qui prononce ton prénom. Y a l'envie de vomir, t'enfuir, l'envie de te caché, de partir en courant, l'envie d'le broyer, l'éclater contre un mur et qu'il ne puisse plus prononcer ton prénom, pas comme ça, pas comme si tu devais encore subir, comme si tu devais encore mentir. « Nahei » Ferme, ordre, comme s'il t'ordonnait de t'asseoir, comme si t’allait obéir, comme si t'étais à son service. Respiration tordue, illusion, c'était tout, tu penchais pour la fatigue, pour l'angoisse trop présente.

Le visage qui se tourne vers l'autre, les traits qui se tordent dans une grimace presque effrayante, peur, regret, rage, panique.  Y a la bouteille de coca entre tes doigts que tu secoues violemment avant de l'ouvrir dans sa direction, le cerveau qui fonctionne de nouveau quand le jet de soda s'arrête de couler. « Non. » Bouteille que tu lui jettes dessus, violemment, la peur au creux du ventre. « Y a pas de Nahei qui tienne Angus. » Les pas qui se rapprochent, le doigt qui frappe le palpitant, cardiaque. « Qu'est ce que tu me veux ? » T'as la voix qui tremblerait presque alors que tu te recules, t'as la voix encore plus brisée que d'habitude, la voix qui voudrait qu'il se taise, parte, te laisse.
(c) DΛNDELION
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Angus Irawaru
- petit amour -
Angus Irawaru
⊱ Messages : 79
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Re: Smile as if no one hated at all - Nahei Wood
Dim 19 Jan - 14:11

Smile as if no one hated at all
They say I need to slow down, but I don't know how
Alors ça, c’était vraiment la meilleure. Angus ne s’attendait vraiment pas à cette réaction. Il avait simplement prononcé son prénom. Il ne voulait pas lui faire peur, ni le surprendre. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? C'était la peur qui avait parlé à sa place ? Pourtant, il ne lui avait fait jamais de mal, pensait-il. Il se disait ça pour se conforter dans l'idée qu'un jour il lui avait effectivement fait du mal.
Angus était venu lui parler pour comprendre ; pourquoi il était parti et pourquoi il avait dû attendre une année complète avant de pouvoir le revoir. Et la seule réaction de sa part fut une bouteille de coca explosé entièrement sur sa gueule. Angus était certain de l’avoir vu ; il avait fait exprès ! « Sale petit con » prononça-t-il tout bas, inaudible pour toute autre personne que lui. Lui qui voulait absolument une scène en public, c’était assez– ou plutôt – totalement raté.
« Non » avait-il dit. Et une de plus, il reçu la bouteille sur son épaule. La bouteille rebondit sur lui et était maintenant par terre. Le sol était aussi sale que lui, maintenant. « Y a pas de Nahei qui tienne Angus » dit-il en s’approchant de lui.
Aucuns mots ne sortait de sa moche. En réalité, Angus avait la trouille intérieurement. Mais il ne voulait pas lui montrer, non. Il fallait absolument faire semblant. Alors, pour ce faire, il restait de marbre. « Qu’est-ce que tu me veux ? ». Des millions de réponses passaient dans sa tête, mais aucune qui convenait à la situation. Puis après quelques secondes de réfléxion, il décidait, enfin, de réagir à cette scène plus qu'absurde. « Qu’est-ce que c’est que tout ce cinéma, Nahei ? » demanda-t-il.
Il ne comprenait pas pourquoi il avait agi de la sorte. Il était maintenant très énervé « Tu disparais pendant un an et quand je te revois, tu me balances cette bouteille à la gueule. Qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? T’es toujours aussi rouillé à ce que je constate. » dit-il presque en criant. Il ne s’était pas retenu. Les clients le dévisageaient, il était en sueur. Peur, qu’on découvre qu’il était vraiment. Personne ne devait savoir.
Angus se sentait mal à l’aise ici. Il devait partir, fuir pour être juste avec Nahei et personne d’autres. Trop de monde. « Au fait... Tu as toujours un carton chez moi, je l’ai mis dans la cave. » le prévient-il. Il était certain que comme ça ils se reverraient, dans un futur proche.
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Invité
- Invité -
Anonymous
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Re: Smile as if no one hated at all - Nahei Wood
Sam 25 Jan - 16:00
smile as if no one hated at all

« From the deepest desires often come the deadliest hate.  »
Subitement, t'as le cœur qui lâche, s'arrête, t'as le cœur qui implose sur le sol, s'expose. Y a la peur dans tes yeux parce que le fantôme que tu redoutes le plus de ton passé à décidé que c'était une bonne idée de te faire chier pendant que tu fais les courses. Le cerveau en court-circuit qui fait exploser la bouteille de coca-cola sur l'autre, les questions, l'affirmation, comme si t'étais pas celui qu'il avait frappé jusqu'à ce qu'il parte, comme si t'étais pas celui qu'il foutait dehors parce que la dépression te bouffait de l'intérieur, celui qui hurlait jusqu'à ce que t'ai l'envie de t'enfuir, comme si ne s'était passé.  « Qu’est-ce que c’est que tout ce cinéma, Nahei ? » Froid. Hautain.

T'as un mouvement de recul, cinéma, peut-être que t'en faisais trop ? Peut-être que t'étais pas légitime, peut-être que t'avais tout inventé ? Peut-être que ton cerveau était défaillant, que t'avais pas de raison d'être en colère ? Peut-être. « Tu disparais pendant un an et quand je te revois, tu me balances cette bouteille à la gueule. Qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? T’es toujours aussi rouillé à ce que je constate. » Rouillé ? Pourquoi rouiller ? Accusation, comme si tu l'avais trompé, comme si t'étais pas parti parce que t'avais peur pour ta vie, pour ta santé mentale, comme si t'étais pas parti parce que t'avais une lèvre ouverte qui saignait quand tu t'es enfui, comme si y avais pas eut la cicatrice sur ton visage qui venait de lui, marqué au fer rouge comme sien, ça te donnait la gerbe. Il hurlait, parlait trop fort, t'avais mal aux oreilles, mal au cœur, tu sentais la tétanie qui voulait s'emparer de ton corps, muscles qui te faisaient presque mal. « Au fait... Tu as toujours un carton chez moi, je l’ai mis dans la cave. » Tu t'en fiches, si tu l'as pas prit c'est que c'était pas important pour toi, y a une boule dans ta gorge, comme si t'avais avaler de travers comme si tu sentais les larmes montées.

« Va te faire foutre. » Comme un sanglot, la voix qui s'éclate, morceaux de verres brisées, tout le monde vous regarde, t'aimes pas ça, y a l'angoisse qui pèse sur tes épaules. « Pourquoi t'agis comme si y avait pas de raison à ce que j'me sois cassé ? » Connard, t'aimerais ajouter, mais ça sort pas. Y a ta main qui caresse les suçons dans ton cou, pas les siens, heureusement, y a ta main qui s'accroche a la veste d'Elliott, comme un soutien. « J'te rappel que tu me foutais dehors alors que j'étais en dépression. Que t'étais bourré et que t'as péter un câble et que tu m'as frappé. » Rappel douloureux, même pour toi, téléphone que tu prends, sms rapide, t'avais besoin d'aide, besoin qu'il vienne. « Arrête de faire comme si t'étais un saint Angus, t'es une enflure. » Venin qui monte, t'aimerais le frapper, fort, trop fort.
(c) DΛNDELION
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Re: Smile as if no one hated at all - Nahei Wood
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